Les catégories socioprofessionnelles

Alain DESROSIÈRES, Laurent THÉVENOT

Les catégories socioprofessionnelles sont-elles une invention des statisticiens ? Pourquoi la nomenclature des catégories socioprofessionnelles (CSP) a-t-elle changé ? Artistes, clergé, armée et police : pourquoi ne sont-ils plus dans la même catégorie ? Quelle différence y a-t-il entre un « métier » et un « emploi qualifié » ? Quand sont apparus les cadres ? Quelles formes d'inégalités les catégories socioprofessionnelles sont-elles aptes à évaluer ? En quoi permettent-elles de mieux comprendre notre société ?

Version papier : 10 €
Facebook Twitter Google+ Pinterest
Détails techniques
Collection : Repères n°62
Parution : octobre 2002
ISBN : 9782707138569
Nb de pages : 128
Dimensions : 110 * 180 mm
Façonnage : Broché

Alain DESROSIÈRES

Alain DESROSIÈRES

Alain Desrosières (1940-2013) a été administrateur de l’INSEE, membre du département recherche de cet institut et membre du Groupe de sociologie politique et morale (EHESS/CNRS).

Laurent THÉVENOT

Directeur d'études à l'EHESS (Groupe de sociologie politique et morale) et Administrateur à l'INSEE, (département de la recherche), co-directeur de la revue Annales, Histoire, Sciences Sociales, Laurent Thévenot est notamment l’auteur de : De la justification (avec Luc Boltanski, Gallimard, 1991), Les objets dans l'action ; De la maison au laboratoire (avec B. Conein et N. Dodier, EHESS, 1993) et Cognition et information en société (avec B. Conein, EHESS, 1998).

Extraits presse

Un instrument de travail indispensable pour tous ceux qui cherchent à comprendre et à analyser la société française. »

LES LIVRES (CNDP)

« Court mais dense [...], d'une lecture aisée [...] ; un ouvrage utile car il permet de mieux comprendre la logique d'un instrument de classement fort employé par les sociologues. »

L.-A. Vallet , REVUE FRANÇAISE DE SOCIOLOGIE

« Qu'est-ce qu'un code ? Comment est-il construit ? Comment les statisticiens ont-ils ordonné le chaos de la réalité professionnelle et pourquoi cette ordonnance a-t-elle changé au cours du temps ? Alain Desrosières et Laurent Thévenot, dans un style à la fois fluide et précis, posent ces questions et y répondent dans un bref volume qui synthétise plusieurs de leurs publications. »

E. Zucker-Rouvillois , REVUE FRANÇAISE DES AFFAIRES SOCIALES

PRESSE

 

Table des matières

Introduction - I. L’histoire des nomenclatures socioprofessionnelles - 1. Métiers et transmission familiale – 2. La distinction entre patrons et salariés se précise – 3. Accords Matignon et classifications Parodi : les emplois qualifiés – 4. Une façon nouvelle de faire des sciences sociales – 5. De l’égalité des droits à l’inégalité des chances – 6. La nomenclature de 1954 intègre les moments historiques antérieurs – 7. Codification sociale et codage statistique - II. Représentation statistique et représentation politique des groupes professionnels - 1. La catégorisation sociale : une opération statistique, politique et cognitive – 2. Représenter – 3. La matière première du classement : des noms d’occupation – 4. La formation d’une représentation d’un groupe sociale : les cadres – 5. Les représentations des professions et la nomenclature – 6. La politique des statistiques - III. La pratique de classement et la connaissance ordinaire d’un monde social - 1. Le travail d’interprétation des catégories sociales – 2. Les catégories socioprofessionnelles indigènes et les classements pratiques – 3. Les \" bons exemples \" et les effets du travail de représentation politique d’un groupe social – 4. Les indices mis en œuvre dans le repérage ordinaire du milieu social - IV. La nomenclature de 1982 : les professions et catégories socioprofessionnelles (PCS)– 1. Les \" agriculteurs exploitants \" (groupe 1) : comment les distinguer entre eux ? – 2. Les \" artisans, commerçants, et chefs d’entreprise \" (groupe 2) : patrons et PDG – 3. Les \" cadres et professions intellectuelles supérieures \" (groupe 3) – 4. Les \" professions intermédiaires \" (groupe 4) – 5. Un groupe féminin : \" les employés \" (groupe 5) – 6. Le groupe \" ouvriers \" (groupe 6) et ses composantes –V. Efficacité de la nomenclature et cumul des connaissances– 1. L’espace des positions professionnelles n’est pas une simple échelle – 2. L’espace des milieux sociaux – 3. Métaphore spatiale et objectivation – 4. Transformations structurelles et mobilité sociale - Conclusion : la pluralité des façons de connaître le monde socialAnnexe : Population active ayant un emploi par profession détaillée (455 postes) en 1990Bibliographie

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites