Le conservateur des antiquités

Iouri DOMBROVSKI

Ce conservateur des antiquités qui nous raconte son histoire est un fonctionnaire d’Alma-Ata, capitale du Kazakhstan, où des civilisations successives ont laissé leurs vestiges. Ainsi tourné, par goût et par métier, vers un passé prestigieux, il est aussi un témoin du présent, celui de la société stalinienne de 1937, de ce temps où la peur et la police étreignent la vie quotidienne. Mais il appartient lui-même à l’univers qu’il veut éclairer : c’est le Huron des contes philosophiques. Entre lune et terre, dans le clocher d’église transformé en salle d’étude, ce héros perché décrit la passivité des braves gens et leur accoutumance au tragique quotidien, l’absence de sens critique, l’« espionnite », la justification tranquille de la délation par les meilleurs esprits, sur le ton d’un Fabrice del Dongo vivant sous une terreur quasiment onirique. Analyse du phénomène stalinien comme manifestation du despotisme universel hérité de la Rome impériale et de Byzance, Le Conservateur des antiquités se situe au rang des chefs-d’œuvre de la littérature occidentale du XXe siècle.

Version papier : 13,50 €
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Détails techniques
Postface de Jean CATHALA
Traduit du Russe par Jean CATHALA
Collection : Culte Fictions
Parution : octobre 2005
ISBN : 9782707147295
Nb de pages : 308
Dimensions : 125 * 190 mm
Façonnage : Broché

Iouri DOMBROVSKI

Iouri Dombrovski (1909-1978), diplômé des cours supérieurs de littérature et étudiant à la Faculté du théâtre, est assigné à résidence au Kazakhstan en 1932. Il travaille au Musée national d’Alma-Ata et commence à publier. Arrêté à cinq reprises, prisonnier dans les camps, il est libéré du bagne sibérien de Taïchet en 1957, puis réhabilité. Le Conservateur des antiquités le consacre comme l’un des plus grands romanciers soviétiques et le premier analyste perspicace du stalinisme

Extraits presse

« Qu'on ne s'y trompe pas : derrière ce roman aux allures désinvoltes, qui se donne souvent l'air de ne pas y toucher, et qui tient volontiers de la fable, [...] se cache une dénonciation qui n'a rien de gratuit. Sans que le mot soit explicitement prononcé, on comprend que le mal qui accable Alma-Ata n'est autre que le stalinisme. »
LE MATRICULE DES ANGES

« Ce roman en forme de conte philosophique donne à voir la psychologie pervertie de citoyens transformés en robots qui passent leur temps à se dénoncer les uns les autres et trace un saisissant parallèle entre le totalitarisme russe et le despotisme impérial hérité de l'antiquité. »
EPOK

« C'est une grande joie de relire, trente-cinq ans après, ce livre qui nous paraît être le chef-d'œuvre de l'écrivain. »
LE BULLETIN DES LETTRES

PRESSE

 

Table des matières

Première partie - Deuxième partie - Notes de l'auteur - Posface de Jean Cathala.

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