La citoyenneté à l'école

Colette CRÉMIEUX

N'est-il pas slogan plus rassembleur que l'éducation à la citoyenneté ? Autour de ce « mot-valise », se retrouvent aussi bien les tenants du retour à la morale et à la discipline que les défenseurs d'une école qui responsabilise et socialise autant qu'elle instruit. Après avoir fait l'inventaire de ces demandes paradoxales et rappelé qu'elles nourrissent le débat sur l'école depuis fort longtemps, l'auteur s'interroge sur la signification de cette « mode » citoyenne. Elle montre que l'éducation à la citoyenneté ne peut se réduire à un contenu disciplinaire ; ce serait un savoir ajouté à d'autres savoirs. Toute démarche pédagogique implique, selon elle, une dimension civique encore trop souvent absente. Elle milite pour changer les pratiques éducatives en se servant précisément de la citoyenneté comme levier. À partir d'exemples concrets, elle propose des cadres d'action - qui seront particulièrement utiles aux enseignants du secondaire - pour que l'école « citoyenne » ne soit pas un simple discours mais une expérience à vivre.

Version papier : 13,57 €
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Détails techniques
Postface de Colette CRÉMIEUX
Collection : École et Société
Parution : février 2001
ISBN : 9782841469109
Nb de pages : 216
Dimensions : 135 * 220 mm
Façonnage : Broché

Colette CRÉMIEUX

Extraits presse

« Colette Crémieux [...] revendique ce lien cinquantenaire entre éducation civique et pédagogie actives. »

LE MONDE DE L'ÉDUCATION

« Une lecture utile. [...] Ce livre est un plaidoyer pour les nouvelles pratiques pédagogiques prenant racine dans la citoyenneté. »

L'ENSEIGNANT

PRESSE

 

Table des matières

Introduction Première partie : La citoyenneté à l’école, un héritage à repenser – I. Un peu d’histoire, un mariage républicain agité mais pérenne– Condorcet : former le citoyen – Jules Ferry, l’école républicaine pour les classes populaires – Pétain : éducation morale et patriotique – Louis François, l’éducation civique dans le secondaire – Les années 70, les résistances du système –II. Civilité et politesse, des codes sociaux en mutation– Des rituels inexistants – Un code bourgeois qui perdure –III. Une école de la contrainte – Le respect du règlement – La violence entre élèves, une réalité volontairement ignorée – L’absentéisme : un remède contre l’ennui et l’échec –IV. Un code de valeurs inadapté – Des bribes d’héritage – Le progrès républicain toujours à l’honneur – Le goût de l’effort et du travail : un discours hypocrite – La famille, alliée ou ennemie ? –V. Une laïcité mal comprise – Une conception ambiguë – Une interprétation étriquée –VI. L’éducation civique ne serait-elle que de beaux discours ? – À travers les textes officiels – le moule disciplinaire – Une discipline en porte à faux – Une pratique dévoyée, les délégués élèves –Seconde partie : La citoyenneté en actes, la citoyenneté socialeVII. Des contenus mobilisateurs – Des sujets d’étude actuels – L’éducation aux droits de l’homme – L’initiation au droit –VIII. Construire une identité collective –S’approprier les lieux – Le plaisir des yeux – Entrer en relation – L’école et la ville, deux mondes qui ne devraient plus s’ignorer –IX. Des projets adaptés à l’hétérogénéité des élèves – Le projet d’établissement – le projet de l’élève – Les clubs scolaires –X. Responsabilité et participation, les maîtres mots – Développer la responsabilité personnelle – Rétablir les règles – Libérer la parole – Partager le pouvoir –Conclusion Postface.

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