Femmes-femmes sur papier glacé
La presse « féminine », fonction idéologique

Anne-Marie LUGAN DARDIGNA

Nous ne devons pas faire confiance aux magazines féminins ! Ce sont autant de supports agréables, colorés et flatteurs que nous feuilletons et lisons de manière ludique, sans vraiment y prêter attention. Ce sont pourtant ces photos, publicités et gros titres, voire articles, que nous absorbons et qui façonnent, mois après mois, notre silhouette (photos de mode, conseils de maquillage, recettes pour mincir ou manger sainement), mais aussi et surtout nos représentations mentales de ce que doit être une femme. Ils renouvellent et recyclent sans cesse les fondements de notre aliénation de femme dans le système patriarcal, pour mieux le perpétuer tout en servant les intérêts de l’ordre économique et social.
Ce livre, déjà publié en 1974 et 1978 par la Librairie François Maspero, propose une analyse de ces mécanismes mystificateurs à l’œuvre dans l’ensemble des magazines s’adressant aux femmes.

Version papier : 16 €
Version numérique : 11,99 €
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Détails techniques
Préface de Mona CHOLLET
Collection : Cahiers libres
Parution : mai 2019
ISBN : 9782348043789
Nb de pages : 312
Dimensions : 135 * 220 mm
ISBN numérique : 9782348044045
Format : EPUB

Anne-Marie LUGAN DARDIGNA

Anne-Marie Lugan Dardigna est professeur de lettres, romancière et auteur d'essais.

Extraits presse

Dans les années 1970, l'essayiste Anne-Marie Lugan Dardigna publie Femmes-femmes sur papier glacé, essai qui dénonce l'endoctrinement des magazines féminins. Cet ouvrage truffé de pépites sexistes d'hier reparaît aujourd'hui, avec une préface de la journaliste et essayiste Mona Chollet.

18/05/2019 - Julie Rambal - Le Temps

 

«La cuisine peut inspirer à un homme les tendresses les plus folles» (Cosmopolitan ). En 1974, les éditions Maspero publiaient une analyse serrée de la production d’une vingtaine de magazines féminins, soit le brûlot le plus ravageur, et le plus drôle, sur les leurres d’un féminisme d’apparence, dont l’auteure montrait qu’il reposait sur l’ « image traditionnelle» des femmes, «un peu époussetée,repeinte aux couleurs de la mode» mais «prête à plonger dans la pire des régressions». Enfin réédité, Femmes-femmes sur papier glacé, devenu un classique de la critique sociale (mais un classique depuis longtemps introuvable), n’a guère perdu, quarante-cinq ans plus tard, de son efficacité. On peut s’en réjouir, tant il regorge de trouvailles. Mais il y a aussi, à l’évidence, matière à s’inquiéter de cette longue pertinence.

07/06/2019 - Florent Georgesco - Le Monde des livres

 

En 1974, Anne-Marie Lugan Dardigna dénonçait dans Femmes-femmes sur papier glacé une presse féminine superficielle, cliché et sexiste. [...] Sa lecture, rééditée et préfacée par la journaliste Mona Chollet, interroge toujours les codes des féminins.

07/06/2019 - Marguerite Baux - Grazia

 

Les choses ont-elles vraiment changé ? En 1974,alors que le mouvement féministe connaît son premier âge d’or, l’éditeur engagé François Maspero publie ce texte novateur sur l'utilisation de l’image des femmes par la presse dite « féminine », qui reproduit en fait les stéréotypes en usage dans la société patriarcale. Les éditions La Découverte reproduisent cet essai important, avec une préface actualisant son propos,signée Mona Chollet, auteure de plusieurs essais sur les questions de genre. L'aliénation des femmes a un support puissant : ces magazines supposés donner «les représentations mentales de ce que doit être une femme».

13/06/2019 - Politis

 

C'est la réédition d'un ouvrage marquant pour les féministes. [...] Un ouvrage qui n’est pas tendre avec les magazines féminins, mais ne culpabilise pas non plus leurs lectrices, ne les méprise pas et propose au contraire de prendre du recul.

01/07/2019 - Alternatives économiques

 

Table des matières

Préface. Enjoliver la domination, par Mona Chollet
Avertissement
1. Les différenciations idéologiques et l’évacuation du réel : les modalités d’un processus
2. Les femmes et l’univers de la presse féminine : personnages, situations, décors

Premier rôle, l’homme miroir ambigu de l’altérité : juge tout-puissant et/ou marionnette manipulée
Situation clé : de la maternité employée comme moyen de coercition. L’« éternelle » dualité production-reproduction
Un monde clôturé, un discours vidé de sa signification : de la névrose à l’aphasie, les perversions du mythe
La réduction linguistique, principe de base du verbe magique des médias
3. La libération du passé : tragi-comédie du réformisme
4. Les délires du système

Sur Cosmopolitan
Sur L’Amour
5. L’escalade ou l’illusion d’un contre-pouvoir féminin
6. Giscard d’Estaing et Grisélidis : contes moraux à l’usage de la classe ouvrière

Des rapports sociaux comme au pays de la Belle au bois dormant
La classe sociale est un destin, comme la beauté
Morale de la fable : les bergères peuvent changer d’habit, mais pas de rôle
« Aimez-vous les uns les autres »
Le roman-photo ou l’aventure… avec filets
Père, mari, patron : les sournoises complicités d’une hiérarchie
7. « Valeur d’usage » de la photo de mode
Le vêtement, équivalent de tous les désirs
La réduction du réel
Un bénéfice idéologique
Épilogue
Annexe.

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