Face aux incivilités scolaires
Quelles alternatives au tout sécuritaire ?

Gilbert LONGHI, Didier MAZOYER, Maryse VAILLANT, Marie-Dominique VERGEZ

Quatre acteurs de terrain - un proviseur de lycée, un commissaire de police, une magistrate et une éducatrice chargée de mission à la Protection judiciaire de la jeunesse - donnent leur point de vue original sur la manière d'appréhender ce qu'on appelle désormais les « incivilités scolaires ». Depuis la création des « contrats locaux de sécurité » en octobre 1997, ces quatre professions sont amenées à collaborer pour endiguer la violence dans les établissements scolaires : l'objectif est de traiter en temps réel les affaires graves, les véritables délits, et, du même coup, de mieux discerner délinquance et incivilité. Qu'en est-il de cette collaboration concrètement ? Quels enseignements en tirer ? Issus de cultures professionnelles différentes, les auteurs se rejoignent sur le sens à donner à leur mission : premièrement, on ne peut rien obtenir en matière d'éducation et de prévention en abordant la question sous un angle sécuritaire et uniquement répressif. Deuxièmement, il appartient à chacun de tenir sa place, rien que sa place : il faut absolument que l' Éducation nationale éduque, que la justice soit rendue, que la police soit gardienne du pacte républicain, etc. Les outils sont là, utilisons-les, les règles existent, appliquons-les, sans se défausser sur le voisin. Cette approche « plurielle » implique un vrai choix de société, une voie sans doute plus longue et moins spectaculaire, mais qui est la seule à être à la fois civique et éthique, et efficace à long terme. Ce livre témoignage, où chaque auteur s'exprime de façon très personnelle et sans langue de bois, intéressera tous les professionnels concernés : enseignants, éducateurs, travailleurs sociaux, magistrats, policiers spécialisés dans l'îlotage scolaire et le travail de proximité.

Version papier : 14,94 €
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Détails techniques
Collection : École et Société
Parution : février 2001
ISBN : 9782841468959
Nb de pages : 204
Dimensions : 135 * 220 mm
Façonnage : Broché

Gilbert LONGHI

Didier MAZOYER

Maryse VAILLANT

Maryse Vaillant est psychologue clinicienne, chargée de mission à la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse). Elle est notamment l’auteur de La Réparation (Gallimard, 1999), Il n’est jamais trop tard pour pardonner à ses parents (La Martinière, à paraître en 2001) et coauteur de Face aux incivilités scolaires, quelles alternatives au tout sécuritaire ? (Syros, 2001).

Marie-Dominique VERGEZ

Extraits presse

« Ces témoignages sont une excellente occasion, pour chaque catégorie professionnelle en charge de l'adolescence, de mieux connaître le travail des autres partenaires [...]. »

ACTUALITÉS SOCIALES HEBDOMADAIRES

PRESSE

 

Table des matières

Introduction Maintenir à tout prix le projet républicain !, par Didier Mazoyer – La police a un rôle social – La violence de... proximité – Contre les hypocrisies et les lâchetés, vive la fiction républicaine ! – Des adultes unis et cohérents dans le respect du « zéro tolérance » – Éducation nationale : l’autruche, l’angélisme et la défausse – « Bavures » à l’Éducation nationale… – Policiers : si proches des jeunes, si loin de leurs juges ! – Police : donnons-nous les moyens (humains) d’agir – La fin heureuse de l’inflation des signalements scolaires – Et si chacun jouait son rôle ? – Une procédure simple et efficace : le « rappel à la loi » – Vers une véritable police de proximité – Portes ouvertes au commissariat… – Le correspondant scolaire : un policier « sur mesure » – La police en milieu scolaire : un rôle à inventer – Combler les carences de l’instruction civique – Nouer des liens avec les jeunes aussi tôt que possible – Toujours plus loin : un « permanent police » dans chaque collège ? – Vacances civiques pour les délinquants – Pour la multiplication des classes d’accueil – Privilégier l’insertion du mineur dans son milieu –Une justice qui invente, répare et humanise, par Marie-Dominique Vergez – Insécurité : la part des faits, celle du sentiment – Il n’y a pas d’effet magique et immédiat du repérage judiciaire – Les risques d’un recours trop fréquent au judiciaire – Attention, « délit de boules puantes » ! – Recourir à la force (de la police et de la justice) : un aveu de faiblesse ? – Les (véritables) actes de violence – La violence n’affecte pas tous les jeunes de tous les milieux – L’indispensable partenariat avec les services sociaux – Les troubles silencieux : la gravité n’est pas toujours là où l’on croit – Mieux se connaître pour jouer pleinement son rôle – Repenser le rôle des parents au sein de l’école – Mieux aider les parents des victimes – Rendre plus lisible l’institution judiciaire – Les outils de la justice des mineurs – Les impasses de l’escalade symétrique de la violence – Les mesures de répartition : le pénal « éducatif » – Associer les victimes à l’action de la justice – Associer la victime, une démarche pédagogique et réparatrice – Le franc « symbolique » : petite somme, gros symbole – Quand la victime est une institution, ce sont des valeurs qui sont attaquées – La répartition ou la créativité judiciaire – L’impact de la justice qui « répare » et humanise – L’affaire Fatoumata, cette école qu’on a tant aimée –Le choix éducatif : la seule alternative au sécuritaire, par Maryse Vaillant – Incivilités : un malaise dans la civilisation – La violence : une affaire d’humanité – Brouillage dans les transmissions – Crise des institutions, crise de leurs valeurs – Familles : attention, fragile – Aider les parents à être éducateurs – La fonction parentale : une fonction sociale – L’école : de nouvelles valeurs à mettre en chantier – Pendant l’enseignement, l’éducation continue ! – Ouvrir l’école sur la cité – Les spécificités de l’adolescence – Un échelon d’éducation sociale et solidaire à inventer – Mieux connaître l’adolescence – La formation des enseignants : l’incontournable question de la violence – La répartition : transformer la haine en pardon la dette en don ––travailler ensemble (profs et élèves) sur les valeurs fondatrices – Attention à la dérive vers le tout judiciaire – La réparation est une mesure efficace – Les policiers ne sont pas des éducateurs – Créer des lieux d’éducation lisibles, visibles – La crise, une chance pour notre société ? –Le grincheux, le rugueux et la démocratie à hauteur d’élève, par Gilbert Longhi– Violence, incivilité, quels mots pour le dire ? – Tenir sa place – Pas de parents postiches ! – La démocratie scolaire n’est pas la panacée – La bonne honte – Le conseil de discipline, un psychodrame éducatif – Cas limites : la recherche de la bonne stratégie – Le jeune, l’école, et la violence comme objet de recherche.

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