Contre-histoire du libéralisme

Domenico LOSURDO

Le libéralisme continue aujourd’hui d’exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d’un crédit rarement remis en cause. Si les « travers » de l’économie de marché peuvent à l’occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d’un idéal universel réclamant l’émancipation de tous. Or c’est une tout autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d’exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d’un petit groupe d’hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l’esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple.
Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVIIe au XXe, Losurdo analyse de manière incisive l’oeuvre des principaux penseurs libéraux, tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès, et en révèle les contradictions internes. L’un était possesseur d’esclaves, l’autre défendait l’extermination des Indiens, un autre prônait l’enfermement et l’exploitation des pauvres, un quatrième s’enthousiasmait de l’écrasement des peuples colonisés… Assumer l’héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d’exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu’on ait besoin de lui en attribuer d’autres, complètement imaginaires.

Version papier : 13,50 €
Version numérique : 10,99 €
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Détails techniques
Traduit par Bernard CHAMAYOU
Collection : La Découverte Poche / Essais n°416
Parution : novembre 2014
Format : EPub
ISBN papier : 9782707183408 ISBN numérique: 9782707185174

Domenico LOSURDO

Domenico Losurdo est professeur de philosophie à l’université d’Urbino, en Italie. Il est l’auteur de nombreux livres, régulièrement traduits en anglais, allemand ou espagnol. En français, ont été notamment traduits Hegel et la Catastrophe allemande (Albin Michel, 1994) et Le Révisionnisme en histoire (Albin Michel, 2006).

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